Aujourd'hui, le thème de l'émission "Toute une histoire" de Jean-Luc Delarue était "Savoir dire NON". Et oui, ce n'est pas toujours facile de s'opposer, de dire non à une personne qu'on aime, à des supérieurs hiérarchique... Pour ma part, je l'ai vécue à plusieurs reprises cette incapacité à dire non, à dire stop ! Tout d'abord, tout au long de ma vie commune avec le père de mes enfants, c'est-à-dire pendant 13 ans. Oh, rien de bien méchant mais cela m'a valu de m'effacer, jusqu'à ne plus savoir dire de quoi j'avais envie, de suivre, de me persuader que tout était parfait. Biensûr que c'était parfait, pas de dispute, pas d'éclat mais au fond, je ne vivais qu'à travers lui et ses passions. Jusqu'à la rupture, jusqu'au jour où je n'ai plus accepté la situation et là, je suis partie, je l'ai "plaqué" sans qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait. J'aurais dû exprimer mon refus, exprimer mes désirs, lui dire franchement que je n'en pouvais plus avant que le vase ne déborde... Je l'ai vécu aussi au travail. J'ai été harcelé moralement par ma chef de service, un docteur, qui a profité de ma gentillesse et de ma faiblesse. J'irai jusqu'à dire mon manque de caractère, ma difficulté à m'affirmer. J'en étais arrivée à réserver ma colère pour mes enfants ! Je pleurais tous les jours à la maison, quand je rentrais le soir, la nuit aussi car biensûr je n'arrivais plus à dormir car je me demandais bien pourquoi elle s'acharnait sur moi comme ça. J'avais demandé aux autres médecins du service s'ils avaient quelque chose à me reprocher, si je faisais mal mon travail. Ils m'ont répondu que non, tout allait bien et que soit j'acceptais la situation, soit je me suicidais, soit je démissionnais ! J'ai opté pour la troisième solution, j'ai fui. J'ai quand même pris soin d'en parler à la DRH qui se doutait qu'il se passait quelque chose au vu de mes absences répétées. Et là, ils m'ont avoué qu'elle avait déjà fait ça et qu'ils étaient prêts à me muter dans un autre service si tel était mon désir, mais j'ai préféré m'en aller pour un job qui n'avait pas grand chose à voir avec mon métier. J'ai regretté ce choix au bout d'un an. Ceci remonte à plusieurs années et il n'y a qu'aujourd'hui, depuis la rupture avec mon conjoint que je me rends compte de la nécessité de s'affirmer, non seulement pour avoir une identité mais aussi parce que la fuite n'est pas une solution. Savoir dire NON, savoir dire STOP est non seulement nécessaire mais aussi vital.
Savoir dire NON !
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