Voilà un premier thème sur lequel je vous invite à donner votre avis sur mon blog ou en écrivant un article sur le vôtre... Vaste sujet de débat !
L'idée de ce thème m'est venue en regardant une émission il n'y a pas longtemps et là, je me suis mise à cogiter là-dessus et en écoutant les parents désemparés, j'étais abasourdie...
Beaucoup de parents culpabilisent en refusant quelque chose à leur enfant, ils ont peur de perdre leur amour entre autre...
Mais dire non à son enfant, c'est l'aider à se construire, lui donner la possibilité d'avoir envie de quelque chose, de patienter, d'apprécier... Il ne faut pas céder à leurs exigences immédiatement.
Accepter tout pour avoir la paix, par peur des conflits les fait devenir capricieux et engendre bien souvent des problèmes de sociabilisation à l'école, ou bien avant, à la garderie... mais aussi au sein du couple bien souvent !
Poser des limites à ses enfants les sécurise, ils savent ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire, c'est un acte d'amour... Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'entendre, il ne faut surtout pas leur dire : "Bon, ok, tu as gagné !"... Là, c'est la porte ouverte à toutes sortes de débordements car l'enfant n'a pas de limite et justement, les cherche !
Les enfants "rois" deviennent bien souvent des enfants "tyranniques" et quand les parents craquent, ils ont vite fait de déceler leur point faible et de devenir ainsi de plus en plus tyranniques avec eux. (Ma fille ainée me teste plus que jamais en ce moment justement !)
J'ai souvent remarqué que les enfants habitués au NON regardaient d'un "mauvais oeil" les familles où le NON est proscrit. Ils se rendent compte d'eux mêmes que les enfants sont capricieux et du coup, ne voient plus les choses de la même façon chez eux. Ils comprennent mieux... Lorsque je faisais mes courses avec mes 2 grandes filles qui étaient petites à l'époque, il n'était pas rare que l'on voit ce genre de comportement aux caisses des grandes surfaces, des caprices où l'enfant se roulait parterre, hurlait pour avoir un paquet de bonbons. Pour moi, les choses étaient claires dès le départ : on ne réclame rien et, en général, je n'avais aucun problème de ce côté-là. Elles observaient la scène avec des yeux tout rond et me regardaient, presque gênées pour les parents de ces enfants capricieux !
L'erreur à ne pas faire, c'est de déléguer son rôle de parent à son enfant... Savoir dire non à son enfant et l'énoncer clairement et de façon constante, c'est se respecter soi-même, c'est s'affirmer en tant que parent protecteur, éducateur... Bon, on fait tous quelques entorses à ces règles mais il faut que cela reste exceptionnel !
La société de consommation actuelle fait qu'aujourd'hui les enfants ne savent plus attendre. Par exemple, grâce à Internet, plus besoin d'attendre pour parler aux copains... ils vont sur "MSN"... La publicité à la télévision n'aide pas non plus les parents, faut bien l'avouer. Ma petite, en ce moment, à chaque fois qu'elle voit un gâteau lors des pages publicitaires, me demande de le lui acheter. Je lui réponds, suivant ce que c'est, que ce n'est pas spécialement bon et meilleur que ce que je prépare et si elle insiste, qu'elle le veut tout de suite, je lui dis non. En général, elle n'insiste pas trop... Mais il serait tellement facile de tout accepter devant leur petite bouille.
Et surtout, ne pas culpabiliser... Moi, je leur dis qu'elles ne manquent de rien et que le reste, eh bien, si elles le veulent vraiment (les grandes), qu'elles se l'achètent elles-mêmes. En général, elles y réfléchissent à deux fois
, ça les calme vite...
Toutes ces belles paroles n'engagent que moi, et parfois, j'avoue avoir même faibli car nul n'est infaillible... ça se saurait !
Qu'en pensez-vous ? Comment ça se passe chez vous ? Avez-vous des problèmes pour dire non à vos enfants ?

Un livre qui illustre le thème abordé... et savoir dire non, pas seulement à ses enfants mais aussi à son entourage professionnel ou amical... Je ne l'ai pas lu encore mais je pense qu'il me serait très utile pour arriver à m'affirmer, justement, dans ma vie professionnelle où je me suis si souvent faite avoir par faiblesse, par des tyrans !